Le palais de justice de Saint-Brieuc a été le théâtre d'une atmosphère tendue, mardi 27 janvier 2026, alors que se tenait le premier jour du procès de cinq hommes accusés de l'assassinat de François Ferreira, disparu en février 2023 à Loudéac. Dans le public, des proches des accusés et des curieux se pressaient pour suivre ce chapitre sordide lié à un supposé trafic de drogue en Centre-Bretagne.
Les quatre principaux suspects, bien que confrontés à des accusations gravissimes, ont unanimement rejeté toute implication dans cette affaire. Parmi eux, Mickaël Robart est le seul à comparaître libre sous contrôle judiciaire, fait qui souligne la complexité des accusations. Celui-ci a admis sa culpabilité pour des infractions distinctes, mais il continue de clamer son innocence concernant sa participation au meurtre.
Les stratagèmes de règlement de comptes qui ont conduit au meurtre présumé de Ferreira sont mis en lumière dans cette affaire, mais, comme l'indiquent de nombreux experts en criminologie, il reste essentiel de distinguer les allégations des preuves. Le professeur de droit criminel à l'Université de Rennes, Jean-Michel Auffray, explique : "La présomption d'innocence est un principe cardinal. Il reviendra aux juges de peser le poids des preuves présentées durant le procès". Cette phrase résonne fort dans un contexte où les émotions sont à fleur de peau et où les audiences devraient s'étendre sur plusieurs jours.
Le procès a attiré une attention médiatique considérable, non seulement en raison de la gravité des faits, mais aussi du climat de tension qui entoure les trafics de drogues dans cette région. Les témoignages qui vont suivre devraient apporter un éclairage crucial sur les dynamiques en jeu et les véritables responsabilités de chacun des protagonistes.







