Le maire de Limoges, Émile-Roger Lombertie, a officiellement signé un arrêté municipal ce vendredi, prohibant la vente et l'utilisation de cartouches de protoxyde d'azote, souvent surnommé le "gaz hilarant", sur le domaine public. Cette décision fait écho à une situation jugée de plus en plus préoccupante, selon les déclarations de la mairie.
Selon l'arrêté, le phénomène "prend des proportions inquiétantes", et les autorités locales notent une "banalisation de l'usage intensif" de ce gaz, tant à Limoges qu'à l'échelle nationale. Si le protoxyde d'azote est couramment utilisé par les professionnels, notamment les pâtissiers, sa consommation récréative pour des effets euphorisants a progressé de manière significative ces dernières années.
La mesure vise à lutter contre la détention, l'usage, ainsi que la cession de ces cartouches, en réaction aux retours préoccupants des forces de police, tant municipales que nationales. "Nous avons observé une augmentation du nombre d'incidents liés à ce produit", a déclaré le maire, soulignant qu'une saisie de 900 bouteilles de ce gaz a eu lieu au cours du mois dernier dans un entrepôt à Beaubreuil.
Des experts en santé publique soulignent l'importance de cette initiative. Dr. Marie Dupont, médecin en addictologie, insiste sur le fait que "l'usage récréatif du protoxyde d'azote peut entraîner des conséquences graves sur la santé, et cette interdiction représente un pas nécessaire vers la protection de notre jeunesse".
Limoges suit ainsi l'exemple d'autres villes françaises qui ont récemment pris des mesures similaires, témoignant d'une tendance nationale face à ce défi de santé publique. Les autorités comptent sur l'engagement de la communauté pour faire respecter cette nouvelle réglementation et espèrent ainsi freiner la montée de ce comportement à risque.







