À Angoulême, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, Marie-Pierre Védrenne, a fait état des préoccupations croissantes concernant le protoxyde d'azote, un gaz utilisé de manière détournée et souvent associé à des drames. Ce vendredi, elle a annoncé une interdiction d'un an sur l'utilisation non réglementaire de cette substance dans le département de la Charente. Cette décision est une réponse à l'augmentation des accidents, dont plusieurs ont coûté la vie à des jeunes.
Accompagnée de responsables locaux, Védrenne a rencontré des mères endeuillées, dont les enfants ont perdu la vie dans des accidents de la route liés à l’utilisation du protoxyde d'azote. « Elles ont exprimé leur douleur avec une force poignante », a déclaré la ministre. « Leur désir d'agir pour éviter que d'autres familles ne subissent la même tragédie est admirable ».
En dépit de la forte présence de cartouches de gaz hilarant dans les rues, les spécialistes notent que le phénomène d'usage de cette substance reste limité. Le professeur Philippe Batel, chef du service d'addictologie, affirme avoir seulement observé deux consultations récentes associées à cette question. « Il se pourrait que la majorité des usagers ne ressentent pas le besoin de consulter, ou qu'ils ne sachent tout simplement pas où se tourner pour obtenir de l'aide », indique-t-il.
Pour renforcer la sensibilisation, des initiatives de prévention seront mises en place, y compris un court-métrage à diffuser sur les réseaux sociaux. La Préfecture de la Charente espère ainsi toucher un large public et éduquer sur les dangers liés à cette substance, qui, bien que ludique aux yeux de certains, peut entraîner des conséquences dévastatrices.
Les enjeux liés au protoxyde d'azote ne se limitent pas à la Charente; plusieurs autres départements de France commencent à s’attaquer à ce problème croissant. Dans une interview récente, un responsable local de la santé a souligné l'importance d'une approche proactive pour gérer cette crise émergente, en insistant sur une coopération entre les services de santé et les associations locales.
Avec un tel engagement, il semble que la voix des familles touchées commence vraiment à se faire entendre, et les autorités prennent des mesures pour garantir la sécurité de tous au sein de la communauté.







