Dans un événement troublant et révélateur, une jeune femme à Namur a récemment tenté de porter plainte après avoir été violée à deux reprises. Son récit, relayé par RTL Info, met en lumière non seulement le traumatisme vécu, mais aussi les obstacles administratifs auxquels sont confrontées les victimes de violences sexuelles.
Après une nuit tragique survenue le 19 décembre 2025, la jeune femme s'est rendue au commissariat de Namur, en quête d'aide et de justice. Elle explique avoir été confrontée à un accueil décevant, où l'on lui a conseillé de revenir deux jours plus tard, en raison d'un manque de personnel. "Le commissariat est fermé aujourd'hui, revenez lundi, Madame" lui a-t-on répondu, comme si le besoin urgent d'assistance ne valait pas une dérogation.
Cette situation inadaptée soulève des questions graves sur la manière dont les forces de l'ordre gèrent des cas de viol, où chaque minute peut être déterminante pour recueillir des preuves médico-légales. Des experts en droit pénal rappellent que le temps constitue un facteur critique dans le traitement des plaintes pour viol, les traces pouvant rapidement s'estomper.
Face à ce rejet inattendu, Louise a décidé de s'orienter vers un Centre de Prise en Charge des Violences Sexuelles, où des équipes formées sont habilitées à effectuer des prélèvements d'ADN et à recueillir des preuves. "Mon corps parle pour moi. Les traces que j'ai sur mon corps prouvent que je ne me suis pas laissée faire", déclare-t-elle, explorant ainsi les conséquences à la fois physiques et psychologiques de son expérience.
Les spécialistes dans ce domaine, comme Céline Focroulle, infirmière en chef d'un CPVS, soulignent l'importance cruciale pour les victimes de ne pas se laver ou de ne pas consommer de nourriture afin de maximiser les chances de retrouver des traces ADN de l'agresseur. L’infrastructure actuelle doit impérativement évoluer pour que les victimes puissent se sentir en sécurité et soutenues lors de la démarche judiciaire.
Tout en étant soutenue par son entourage, Louise s'engage à poursuivre la procédure judiciaire dédiée à la condamnation de ses agresseurs. Son récit, en résonance avec d'autres cas similaires, pourrait déclencher un appel à l'action pour réformer l'accueil des victimes dans les commissariats à travers la Belgique.







