La résidence de Sam Altman, CEO de l'entreprise d'intelligence artificielle OpenAI, a été la cible d'une attaque au cocktail Molotov dans la nuit du 10 avril, sans faire de blessés. Un suspect a été appréhendé par les forces de l'ordre suite à cet incident.
Un porte-parole d’OpenAI a déclaré à l'AFP : "Ce matin, un cocktail Molotov a été lancé sur la maison de Sam Altman, et des menaces ont également été proférées à l’encontre de notre siège à San Francisco." Il a précisé que personne n’avait été blessé par cette attaque.
"Nous sommes reconnaissants pour l’intervention rapide de la police. L’individu est désormais en garde à vue, et nous apportons notre aide aux enquêteurs”, a ajouté le représentant de l'entreprise. Selon les informations fournies par le shérif de San Francisco, le suspect, âgé de seulement 20 ans, pourrait faire face à des accusations de tentative de meurtre et d'incendie criminel.
Un appel à la désescalade des tensions
La propriété de Sam Altman est située dans le quartier prisé de Russian Hill à San Francisco, où il vit avec sa famille. Dans un message publié sur son blog personnel, Altman a confirmé l’incident en partageant une photo de son époux et de leur enfant d'un an. Il a exprimé l'espoir que sa situation pourrait dissuader de futures agressions et a appelé à une "désescalade de la rhétorique et des méthodes" face aux critiques croissantes sur l'industrie de l'intelligence artificielle.
Des tensions exacerbées par la couverture médiatique
Altman a également mentionné un "article incendiaire" publié récemment à son sujet, en référence à une enquête du New Yorker critiquant sa gestion d’OpenAI. Ce reportage, intitulé "Sam Altman pourrait contrôler notre futur : peut-on lui faire confiance ?", a suscité des débats autour des responsabilités des dirigeants dans le domaine technologique.
Créée en 2015 par Altman, OpenAI a connu une ascension fulgurante grâce au succès de ChatGPT, et est désormais valorisée à plus de 852 milliards de dollars. En outre, elle a récemment été sélectionnée par le ministère américain de la Défense pour fournir des technologies à l’armée, tandis que son concurrent, Anthropic, a choisi de ne pas collaborer avec le Pentagone.







