Le vice-président américain, JD Vance, a atterri ce matin à Islamabad, entamant une mission cruciale pour la paix au Moyen-Orient entre les États-Unis et l'Iran, après six semaines de conflit. Accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, il dirige une délégation américaine dans un climat de méfiance palpable.
JD Vance a été accueilli par le général Asim Munir, chef de l'armée pakistanaise, alors qu'Islamabad est placée sous haute sécurité. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a précédé Vance, arrivant avec une délégation de plus de 70 personnes. Les deux parties ont déjà émis des mises en garde sur le sérieux des pourparlers. «Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance», a déclaré Ghalibaf, soulignant les échecs précédents des négociations avec les États-Unis, rapporté par la télévision d'État iranienne.
À bord de son vol, Vance a averti l'Iran que toute tentative de manipulation serait mal vue : «s'ils tentent de se jouer de nous, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive». Cependant, il a exprimé son désir de mener «des négociations positives», tout comme le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a souligné l'importance de cette rencontre dans un message à la nation.
Sharif a également prévenu que l'étape suivante, après un cessez-le-feu temporaire, serait encore plus complexe : «instaurer une trêve durable et résoudre des questions délicates», ajoutant que cette phase serait «make or break». Pendant ce temps, les médias iraniens ont rapporté que le pays a atteint 20 millions de volontaires prêts à défendre la nation si le conflit s'intensifie.
En Iran, la libération d'Internet est devenue un enjeu majeur, avec des habitants exprimant des doutes quant aux chances de succès des négociations. «On ne devrait pas prendre Trump au sérieux», a déclaré un citoyen, anonymement, à l’AFP.
Malgré des ultimatums et des revirements de dernière minute, le président américain a indiqué que l'Iran n'avait «aucune carte en main» pour négocier, à l'exception du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime, crucial pour l'acheminement du pétrole, est actuellement sous le contrôle de l'Iran, mais Trump a affirmé qu'il serait «bientôt ouvert».
Du côté iranien, des préconditions ont été posées pour les négociations, y compris un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs iraniens. Téhéran et Washington continuent de s'opposer sur l’inclusion du Liban dans l'accord, tandis qu'Israël intensifie sa lutte contre le Hezbollah. Des discussions entre le Liban et Israël se tiendront mardi prochain à Washington, malgré le rejet par le Hezbollah de telles négociations.







