Une adolescent de 15 ans a été gravement blessée lors d'une agression à l'arme blanche, le 10 avril, au lycée Maillard-Joubert d’Ancenis-Saint-Géréon, en Loire-Atlantique. Cet incident a plongé l'établissement dans l'inquiétude.
L'agression a eu lieu dans une cage d'escalier à 13h45. La victime a été touchée au ventre et à la cuisse. Selon le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, l'auteur présumé, également âgé de 15 ans, a été maîtrisé sans tarder par le proviseur et arrêté par les gendarmes.
Confinement et soutien psychologique
Suite à ces événements, environ 700 élèves ont été confinés, certains étant regroupés dans le gymnase de l'établissement. Une cellule d'urgence psycho-médicale a été mise en place pour accompagner les élèves et le personnel. Une ligne téléphonique d'aide sera également instaurée pour les personnes affectées, selon des informations relayées par France Bleu.
État de la victime
La victime a été transportée au CHU de Nantes, consciente, mais souffrant d'une plaie importante avec risque d’éviscération. Bien que son pronostic vital soit engagé, des sources médicales affirment qu'elle a reçu des soins d’urgence et se trouve en soins intensifs.
Profil de l'assaillant
L'assaillant, jusqu'alors inconnu de la justice, avait vécu des épisodes de détresse. Il avait été signalé comme disparu fin mars, en raison d'intentions suicidaires, et sa mère avait demandé son hospitalisation en milieu psychiatrique. Selon Antoine Leroy, l'élève avait entretenu des liens d’amitié serrés avec la victime, ce qui complique la compréhension de son acte.
Armes saisies et enquête en cours
Les enquêteurs ont mis la main sur l'arme du crime ainsi que sur des ciseaux. D'autres couteaux ont été retrouvés dans le sac de l'agresseur, renforçant les soupçons de préméditation. Une enquête pour tentative d'assassinat est ouverte, alors que le procureur a précisé que la situation continue d'évoluer.
Ce drame soulève des questions sur la sécurité dans les établissements scolaires et l'importance d'un suivi psychologique pour les jeunes en détresse. Les autorités promettent d'examiner plus en profondeur les circonstances qui ont conduit à cette tragédie.







