Depuis la mise en place d'un couvre-feu à l'aéroport de Nantes-Atlantique, de minuit à 6h du matin, la préfecture de la Loire-Atlantique souligne une tendance à la hausse du respect de cette mesure. Introduite en 2022, cette initiative vise à réduire les nuisances sonores pour les riverains.
La préfecture a récemment déclaré : "Au cours de la première année d'application, plusieurs infractions ont été observées, principalement dues à la réorganisation des horaires par les compagnies aériennes. Toutefois, depuis l'automne 2022, une amélioration significative a été constatée, avec un net progrès fin 2023." Cette situation encourageante est corroborée par des données récentes montrant une réduction de l'activité nocturne des avions.
Une baisse des vols nocturnes significative
Au cours de l'année 2025, le nombre de vols de nuit a chuté d'un tiers, et cette tendance se confirme pour les premiers mois de 2026, où les vols ont diminué de 30% par rapport à l'année précédente. En ce début d'année, le nombre moyen de vols hebdomadaires s'établit à 1,4, par rapport à 2,9 en 2015 et à des pics de 8,3 en 2022, année de l'instauration du couvre-feu.
Des amendes considérables pour les contrevenants
Les compagnies aériennes qui ne respectent pas cette réglementation s'exposent à des amendes pouvant atteindre 40 000 euros. En quatre ans, l'Acnusa, l'autorité chargée de surveiller les nuisances aéroportuaires, a enregistré 375 infractions pour un total de 8,5 millions d'euros. Ce climat répressif vise à garantir le respect des normes instaurées.
Dans le cadre d'une évaluation continue, une étude sur l'impact socio-économique du couvre-feu est en cours, avec des résultats attendus pour l'année prochaine. Ce projet pourrait apporter des éclairages nouveaux sur les répercussions de cette mesure sur la communauté locale et les compagnies aériennes.







