Selon Me Vincent Brengarth, avocat de Rima Hassan, l'enquête ouverte après la découverte présumée d'une drogue de synthèse dans ses affaires, lors de sa garde à vue pour apologie du terrorisme, a été classée sans suite. Cette décision entraîne des réactions fortes de l'eurodéputée qui prévoit de prendre des mesures contre certains médias.
Rima Hassan, l'eurodéputée des Insoumis, a annoncé le 9 avril son intention de déposer des plaintes contre les médias ayant relayé des informations selon lesquelles une drogue de synthèse aurait été retrouvée dans ses affaires lors de sa garde à vue. Elle estime avoir été victime d'un acharnement médiatique.
L'avocat de Rima Hassan a confirmé que le parquet a classé sans suite l'enquête sur "la prétendue découverte d'un produit stupéfiant" dans les affaires de sa cliente. Il a précisé que les investigations n'ont pas permis d'établir une infraction suffisamment caractérisée, une information corroborée par BFMTV.
LFI a saisi l'ARCOM
La France Insoumise (LFI) a publié un communiqué pour soutenir Rima Hassan. Ce document souligne que la décision judiciaire montre le caractère infondé des accusations portées contre elle, souvent relayées par les médias suite à des fuites illégales. En conséquence, LFI a également saisi l'ARCOM pour dénoncer un traitement médiatique jugé diffamatoire.
Rima Hassan a admis avoir acheté une substance retrouvée dans son sac, contenant "un taux infime en delta 9 THC", dans une boutique de CBD à Bruxelles, à des fins médicales. Me Vincent Brengarth a également affirmé que l'échantillon analysé "ne contenait en réalité aucun produit stupéfiant", apportant ainsi une nouvelle dimension à cette affaire, qui a déjà suscité un débat public important sur le rôle des médias dans la diffusion de l'information.







