Un éleveur de moutons originaire des Monts d'Arrée a été condamné par le tribunal correctionnel de Quimper à une peine de 8 mois de prison avec sursis pour avoir réalisé des travaux sans autorisation sur son terrain. En outre, il a été condamné à une amende de 2.000 euros et à l'obligation de remettre en état les lieux concernés.
Ce jugement, prononcé le 9 avril dernier, fait suite à des travaux inappropriés réalisés par Gilles Morvan à Lopérec, notamment l'assèchement d'une zone humide et d'importantes modifications autour du cours d'eau de Saint-Rivoal. Ces actions incluaient la construction de ponts, le curage de fossés boueux et l'installation de clôtures censées protéger son troupeau des loups. Ces aménagements ont suscité la colère de l'association Bretagne Vivante et l'Établissement public d'aménagement et de gestion de l'eau, qui ont déposé des plaintes contre cet éleveur.
Gilles Morvan, à son tour, a exprimé sa surprise face à cette décision, considérant que ses actions visaient avant tout à sécuriser son exploitation face aux menaces environnementales. "Je souhaitais prouver qu'il était possible de vivre avec le loup tout en protégeant mon élevage", a-t-il déclaré en soulignant son intention d'agir de manière responsable malgré les accusations. Selon lui, ce jugement témoigne d'une volonté punitive de la part des associations comme Bretagne Vivante. Il doit se prononcer sur un éventuel appel d'ici dix jours.
Une décision de justice accueillie avec satisfaction par Bretagne Vivante
Pour Morgane Quintard, juriste au sein de l'association Bretagne Vivante, la décision du tribunal est accueillie avec relief. "La mesure de remise en état du site est essentielle pour garantir sa fonctionnalité écologique," a-t-elle affirmé, ajoutant que des aménagements pour la protection des animaux ne justifient pas la destruction de la biodiversité. "Nous n'avons aucun intérêt personnel envers Monsieur Morvan, ce qui compte vraiment, c'est la préservation de l'écosystème," a-t-elle mis en avant. L'association a décidé de ne pas faire appel de la décision, jugeant suffisantes les mesures prises par la justice.







