La fonderie de Bretagne (FDB), qui a été reprise l'an dernier par Europlasma, se prépare à demander son placement en redressement judiciaire suite à une cessation de paiements, une annonce faite lors d'un comité économique et social extraordinaire ce vendredi par la CGT de l’entreprise située à Caudan, dans le Morbihan.
Le syndicat déplore le manque de sérieux avec lequel leurs avertissements ont été traités : « Malheureusement, malgré nos appels répétés, nous n'avons jamais été pris au sérieux. Les faits parlent d'eux-mêmes, » indiquent les représentants de la CGT dans un communiqué. La fonderie a été rachetée par Europlasma, un groupe connu pour sa stratégie d'acquisition de sites industriels en difficulté, mais ce dernier a accusé une perte nette alarmante de 35,6 millions d'euros en 2025, un chiffre qui dépasse de plus de deux fois celui de l'année précédente.
Les employés et les experts de l'industrie craignent désormais pour l'avenir de leurs emplois et de la production locale. Les inquiétudes s'accentuent alors que le marché de la métallurgie, déjà en berne, fait face à des défis supplémentaires, comme l'explique un analyste du secteur : « La situation financière de la fonderie représente un coup dur pour l'ensemble du secteur, qui peine à se redresser. »
Les employés se mobilisent pour tenter de trouver des solutions viables, mais l'incertitude demeure quant à l'avenir de cette entreprise emblématique. « Nous sommes déterminés à défendre nos emplois et à faire entendre notre voix, » a déclaré un représentant syndical.
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