Malgré une amélioration du respect des couvre-feux instaurés pour limiter les nuisances sonores, le régulateur français souligne qu'ils ne constituent pas une solution miracle. Quatre aéroports – Bâle-Mulhouse, Beauvais, Nantes et Orly – ainsi qu'un aérodrome à Saclay-Versailles, voient l'application de ces restrictions horaires.
Dans son rapport annuel, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) insiste sur le fait qu'il est préférable de ne pas élargir le nombre de couvre-feux, même si ceux-ci sont prisés par les résidents. En effet, l'Autorité préconise plutôt une meilleure planification des vols pour éviter les violations nocturnes, ainsi que des restrictions graduelles basées sur les performances acoustiques des aéronefs. Ces recommandations, selon le communiqué de l'Acnusa, sont jugées plus judicieuses qu'une généralisation des couvre-feux qui, selon elle, pourrait nuire à l'économie française.
Des poursuites contre les compagnies aériennes en baisse
Parallèlement à cela, l'Acnusa défend l'efficacité de son rôle préventif, en évoquant un dialogue renforcé entre toutes les parties concernées afin de minimiser les nuisances, particulièrement la nuit. En 2025, 447 procédures ont été engagées contre des compagnies aériennes, un chiffre en baisse de 34 % par rapport à l'année précédente et de 53 % par rapport à 2022, un pic d'activité.
Cette détente s'explique, selon l'Acnusa, par un soutien accru aux compagnies et des sanctions de plus en plus sévères, à mesure qu'une meilleure compréhension des règles s'installe. En réponse à ces préoccupations, l'institution confirme son engagement en faveur d'un équilibre entre performance aérienne et tranquillité des riverains, soulignant l'importance d'une coopération continue.







