Le groupe Michelin, un acteur majeur dans l'industrie des pneumatiques, a officiellement déclaré ce jeudi un dispositif de départs volontaires qui pourrait toucher jusqu'à 1.500 postes d'ici à trois ans. Olivier Faure-Vauris, le directeur des ressources humaines pour la France et l'Europe du Sud, a précisé que cette réduction d'effectifs concernera principalement les fonctions tertiaires, représentant les deux tiers des suppressions, tandis qu'un tiers affectera l'industrie.
Les raisons avancées par Michelin pour justifier cette décision incluent une instabilité économique persistante et une structure de coûts jugée trop élevée. Le groupe a précisé que ce projet visait à "optimiser cette structure", en réponse à une concurrence accrue sur le marché international, notamment face aux pneus provenant de Chine, comme le soulignait son PDG Florent Menegaux lors d'annonces antérieures.
"Cette initiative d'adaptation vise à mieux aligner nos coûts avec les défis actuels du marché et à simplifier nos modes de fonctionnement", indique le communiqué de Michelin.
Concurrence à l'international
Michelin fait face à une concurrence mondiale exacerbée, en plus des considérations de tensions géopolitiques. Pour atténuer les répercussions de cette restructuration, le groupe propose un dispositif d'accompagnement renforcé, y compris des parcours de formation et de reconversion pour les employés concernés. Chaque salarié touché sera accompagné individuellement afin de faciliter leur transition professionnelle.
Les représentants du personnel ainsi que les syndicats ont déjà été informés de ces changements. En France, Michelin emploie actuellement environ 17.000 personnes. Cette annonce intervient après la décision récente de fermer deux usines, à Vannes et Cholet, en raison d'une "hyperconcurrence" sur le marché des pneumatiques.
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