Mossadek Ageli, un homme dont la décennie de travail acharné sans congé a fait l'objet d'une attention médiatique croissante, a récemment remporté une victoire significative devant la justice britannique. Alors qu'il travaillait pour Sabtina Ltd, une société de gestion immobilière d'origine libyenne, Ageli a réussi à prouver qu'il avait accumulé 827 jours de congés annuels non pris au cours de ses 25 années de service, comme rapporté par The Telegraph.
Son contrat stipulait 30 jours de congé par an. Mais entre 1987 et 1989, aucun congé n'a pu être pris, car il était l'un des rares employés à temps plein. Even after that, à partir de 1989, plus de 200 jours de congés lui ont été systématiquement refusés par la direction. Conscient de la situation, il a maintenu un registre détaillé des congés non pris.
"Lorsque mes demandes de congé sont devenues de plus en plus difficiles à satisfaire, j'ai pris l'initiative d'écrire au directeur général. J'ai demandé compensation pour mes congés non pris. Celui-ci a accepté", a-t-il expliqué lors de l'audience. Ce document d'accord a été une lueur d'espoir, mais la situation s'est détériorée au fil des ans.
Licencié pour faute grave
Malgré les efforts d'Ageli pour préserver ses jours de congé, il a été licencié en 2022 pour faute grave, avec la direction affirmant qu'il ne recevrait pas un centime pour ses 827 jours de congés accumulés. Face à cette injustice, il a choisi de se tourner vers la justice. Le tribunal, reconnaissant les mauvais traitements subis, a ordonné à l'employeur de payer la totalité des jours de congés dus, ainsi qu'une indemnité supplémentaire pour licenciement abusif, totalisant près de 460 000 euros.
Cette affaire soulève des questions essentielles sur les droits des travailleurs et la protection des congés non pris. Les experts en droit du travail notent que ce genre de situation met en lumière les failles dans la réglementation des congés payés. "Les employés doivent être protégés contre les abus et avoir la possibilité de prendre le temps de se reposer", souligne un avocat spécialisé.
En dernière analyse, la victoire de Mossadek Ageli est un appel à une réflexion plus large sur les droits au travail, et un rappel que le bien-être des employés doit être au cœur des préoccupations des employeurs.







