Les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan se trouvent à un nouveau tournant. Le groupe français Europlasma a annoncé, dans un communiqué ce vendredi 10 avril 2026, l’ouverture de négociations exclusives avec un investisseur français en vue de céder ses activités de défense. Cette décision survient à peine un an après la reprise du site, dont la production n’a jamais cherché à décoller.
Selon les informations fournies par Europlasma, cette vente pourrait atteindre un montant de 150 millions d'euros. Le pôle défense d’Europlasma se concentre sur le développement, la production et la commercialisation de corps creux d'obus de moyens et gros calibres, un secteur en pleine expansion.
Des promesses de production restées lettres mortes
Malgré la dynamique du secteur de la défense ces dernières années, la production sur le site de Caudan n'a jamais vraiment commencé, suscitant des inquiétudes parmi les élus locaux et les représentants syndicaux. Ceux-ci ont exprimé, à plusieurs reprises, leur désappointement face au non-respect des engagements pris par Europlasma lors de la reprise, notamment en ce qui concerne les niveaux de production et d'investissement.
La période d'exclusivité pour ces négociations court jusqu'au 26 mai 2026, bien que celle-ci puisse être prolongée d'un mois. La finalisation de la cession est attendue au plus tard le 15 octobre prochain. Les enjeux de cette transaction sont cruciaux, et il sera essentiel d’observer comment elle pourrait influencer l’avenir des employés et la dynamique économique locale.
Des experts du secteur ont souligné que cette situation met en lumière la fragilité du tissu industriel dans des contextes de restructuration rapide. Le site de Caudan, dont la reprise avait suscité des espoirs, devra rapidement se positionner, souligne France Bleu, afin de garantir sa pérennité.







