Le 10 février 2026, les élus de Cardroc, petite commune d'Ille-et-Vilaine peuplée de 600 habitants, se sont réunis pour un conseil municipal aux airs d’alerte. En effet, personne ne se présente pour endosser le rôle de maire à l’approche des élections municipales de mars. La situation témoigne d’un désintérêt croissant pour la gestion locale, une problématique qui semble s’amplifier dans de nombreuses petites communes françaises.
Lors de cette réunion, Marie-Thérèse Cakain, l’actuelle maire, a abordé divers sujets, mais la morosité était palpable. Le conseil a dû traiter des questions administratives complexes et d’un litige concernant un lotissement, défis qui alourdissent la mission de ceux qui restent engagés. "Ça a été un mandat très compliqué," a-t-elle reconnu, reflet d'un climat difficile qui pourrait rebuter de potentiels candidats.
Cette situation n’est pas isolée, comme le souligne Ouest-France, d’autres communes connaissent des difficultés similaires. Des experts notent que le manque d’intérêt pour des mandats électifs dans ces petites localités pourrait être attribué à de nombreux facteurs : l'angoisse face aux responsabilités, des réformes administratives jugées trop complexes, et l'absence de soutien logistique pour les nouveaux élus.
Les habitants s’inquiètent de l’absence d’un leader local. Certains citoyens expriment un besoin urgent d’innovation et de renouveau pour raviver l’engagement communautaire. "Si nous ne trouvons pas un nouveau maire, quelle direction prendra notre commune?" s'interroge Anne, une résidente.
Dans ce contexte, Cardroc représente un microcosme des défis auxquels font face de nombreuses petites villes en France, où le désintérêt pour la bureaucratie locale pourrait avoir des répercussions profondes sur l’avenir de la démocratie de proximité. Comment rétablir la confiance et susciter un regain d’engagement parmi les citoyens? La question reste ouverte.







