La France traverse actuellement une vague de froid qui pourrait avoir des conséquences inattendues sur l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) affectant les bovins. Ce virus, qui a été identifié pour la première fois en Savoie en juin 2025, a causé des dommages considérables, avec 117 foyers recensés dans onze départements.
Les experts estiment que les températures extrêmes pourraient contribuer à réduire la population d'insectes vecteurs, tels que les stomoxes et les taons, qui jouent un rôle crucial dans la transmission de la maladie. François Schelcher, enseignant-chercheur à l'école vétérinaire de Toulouse, indique que les températures en dessous de zéro éliminent ces mouches, limitant ainsi les opportunités d'infection. Cependant, certains insectes peuvent persister à l'intérieur des étables, créant encore un peu de risque, comme l'explique Yves Millemann, professeur à l'École nationale vétérinaire d'Alfort.
En parallèle, une campagne de vaccination massive a été lancée depuis mi-décembre pour atteindre une immunisation suffisante au sein de la population bovine. Les experts s'accordent à dire qu'une couverture vaccinale de 75 % est nécessaire pour stopper la circulation du virus, et autour du 15 janvier, une immunité collective devrait être atteinte, bien que la diminution du risque sera progressive.
D'autant plus qu'il existe des préoccupations concernant des mouvements illégaux de bétail, qui compliquent la situation en introduisant des cas récents. "Des animaux ont été trouvés positifs avec des lésions, augmentant les risques de nouveaux foyers", souligne le professeur Millemann.
Un avenir sans la DNC est envisageable dans quelques mois, mais des cas importés peuvent encore survenir. Il est crucial de rester vigilant, comme le rapportent divers médias nationaux. Les mesures drastiques mises en place, bien que parfois mal perçues par les éleveurs, visent à éradiquer ce virus le plus rapidement possible.







