Le 7 janvier, Donald Trump a annoncé une décision majeure qui risque de bouleverser la coopération internationale. Les États-Unis quitteront 66 organisations, dont 31 en lien avec l'ONU, ainsi que des entités cruciales pour la lutte contre le dérèglement climatique.
Dans une déclaration relayée par CNN, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé : « Nous ne continuerons pas à investir des moyens financiers et diplomatiques dans des institutions qui ne servent pas nos intérêts. » Cette position soulève des inquiétudes quant à l'avenir de plusieurs organisations, dont le Fonds des Nations unies pour la population et ONU Femmes.
Ce retrait n'est pas une première : durant son premier mandat, Trump avait déjà mis fin à l’adhésion des États-Unis à de nombreuses organisations, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNESCO. Ce qui préoccupe particulièrement les experts ce sont les retraits liés à la question environnementale.
Une initiative jugée illégale ?
La décision de quitter les accords de Paris a été prise dès le début de son mandat, mais le retrait le plus controversé du 7 janvier est celui du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce dernier est considéré comme le traité fondateur des initiatives climatiques internationales, signé par presque tous les pays du monde, comme le déplore The Guardian.
Des experts, comme Jean Su, directrice pour la justice énergétique au Centre de la diversité biologique, avertissent que cette décision pourrait isoler les États-Unis sur la scène mondiale : « Laisser passer cette initiative illégale pourrait exclure pour toujours les États-Unis de la diplomatie climatique. » Cette position pose un défi juridique puisque le traité de la CCNUCC avait été ratifié par le Sénat, rendant incertaine la possibilité d'un retrait unilatéral.
La crainte est palpable : d'autres États pourraient suivre l'exemple américain, menaçant ainsi les efforts globaux pour contrer les effets du changement climatique. Le futur de la coopération internationale dans ce domaine est désormais en jeu, avec des effets potentiellement dévastateurs pour la santé de la planète.







