Le couperet est tombé pour le pétrolier russe arraisonné par la marine française. Ce jeudi, le procureur de Brest a prévenu que son propriétaire, également de nationalité russe, a écopé d'une amende d'un million d'euros.
Le petit navire, le Tagor, pourra bientôt quitter les eaux internationales françaises, a indiqué le parquet dans un communiqué. Le propriétaire avait engagé une procédure de "plaider-coupable" rapide, entraînant ainsi "l'immobilisation administrative du navire" durant un peu plus d'un mois. Le commandant du pétrolier avait été placé en garde à vue le 3 juillet.
La marine française a intercepté le navire à 740 km à l'ouest de la Bretagne, sous un faux pavillon camerounais, soupçonnant un leurre pour échapper aux sanctions occidentales. En raison d'un refus de l'équipage de s'arrêter, des agents ont dû monter à bord pour ramener le pétrolier en France.
Un pétrole en route pour le Cameroun
Originant de Mourmansk, sur la côte nord-ouest de la Russie, le Tagor se dirigeait vers Limbé, au Cameroun. Le faux pavillon avait été utilisé pour se soustraire aux restrictions sur la vente de pétrole russe. Malgré le respect des lois maritimes, le Kremlin a fermement dénoncé cette action, son porte-parole Dmitri Peskov qualifiant cela de "piraterie internationale".
La somme d'un million d'euros a été réglée rapidement par le propriétaire, qui s'est engagé à obtenir un nouveau pavillon légal à court terme. De plus, sous sanction américaine et européenne, le Tagor avait déjà changé plusieurs fois de pavillon, arborant ceux de Madagascar et des Iles Marshall, parmi d'autres.
Cette interception fait partie d'une série d'actions menées par la marine française ; c'est déjà le quatrième pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté depuis septembre 2025. Le cinquième pétrolier, le Deliver, saisi au large de la Sicile en juin, demeure immobilisé près du port de Marseille-Fos.







