Lors d’un point presse le 2 juillet, le ministre de l’Intérieur a exprimé l'inquiétude du gouvernement sur l’augmentation de la participation des jeunes : 18,5 % de mineurs aujourd’hui, contre 16,5 % en 2017.
Au terme d’une réunion de travail avec des personnalités politiques, dont Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a donné un état des lieux du narcotrafic en France. Il a notamment alerté sur « l'implication de plus en plus fréquente des mineurs dans ces activités criminelles ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le nombre de jeunes concernés est passé de 6.800 en 2017 à 10.500 aujourd’hui.
Le ministre a également noté une recrudescence des « règlements de compte, en hausse depuis le début de l’année », illustrée par des incidents récents à Nantes, où un homme a été tué. Des actes d'intimidation, tels que des tirs dans des appartements ou des incendies, sont également en augmentation.
Durcissement sur le protoxyde d’azote
Dans le cadre du projet de loi Ripost actuellement discuté au Parlement, la consommation de protoxyde d’azote va être sévèrement réglementée. Laurent Nuñez a déclaré que ce composé fait désormais partie des « menaces à prendre en considération ». Il a observé que « la consommation se développe et que des réseaux s'y intéressent », annonçant l’introduction de « trois nouveaux délits » visant à réprimer sa consommation.
La loi pourrait interdire la vente et la détention de protoxyde d’azote pour les particuliers, une mesure qui pourrait entrer en vigueur dès le 1er février 2027 si le projet est adopté par l’Assemblée nationale.
Lire aussi







