Chloé, agent pénitentiaire à Orvault, se prépare à suivre les traces de son père lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées. Comme elle, d'autres agents sont en pleine répétition pour représenter fièrement leur corps lors de cette célébration nationale.
Ce jeudi, ils s'exercent pas à pas, perfectionnant une chorégraphie précise. Sur les 219 candidatures reçues par l'École nationale d'administration pénitentiaire (Enap), 52 agents, dont trois remplaçants, ont été sélectionnés après des entretiens et des épreuves physiques. Ils s'entraînent intensément pendant dix jours, parcourant quinze kilomètres par jour avant de défiler pour la dixième fois à Paris.
Un engagement collectif
Philippe Claerhout, responsable de la communication à l'Enap, souligne que leur présence au défilé représente un enjeu crucial pour la visibilité de l'administration pénitentiaire. "Ce moment est également l'occasion de mettre en lumière la reconnaissance de notre travail et les évolutions de nos métiers", déclare-t-il. Sous la direction de Fabienne Gontiers, cheffe du centre de détention de Tarascon, cet exercice implique également des équipes cynophiles spécialement entraînées pour la détection d'explosifs.
Lors de ces répétitions, chaque agent porte un gant blanc, véritable symbole de précision et d'unité. Eyvor, surveillant à Mende, exprime sa fierté de "défiler pour son pays", témoignant de l'importance de ces moments d'unité.
Une mission pleine de sens
Pour Chloé, occuper le devant de la scène le 14 juillet est une véritable fierté. "C'est un chance de représenter notre administration, trop souvent méconnue", dit-elle. Passionnée par son travail avec les jeunes, elle partage son engagement aux côtés d'éducateurs au sein de son établissement.
En somme, cette préparation intensive n'est pas seulement un défi physique, mais aussi une célébration de la cohésion et de l'engagement des agents pénitentiaires envers leur mission, prouvant leur dévouement lors d'une des parades les plus emblématiques de France.







