Soupçons de faux et détournement de fonds publics, suite à une plainte d’Anticor, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a révélé le 30 juin que des perquisitions étaient menées chez d'anciens collaborateurs du parti au sein du Parlement européen.
Cette affaire judiciaire, dans laquelle le RN est plongé, prend de l'ampleur. Sur son compte X, Bardella a déclaré : "Des perquisitions sont en cours chez des prestataires de communication qui ont collaboré avec nous depuis ce matin."
Selon des informations du journal Le Monde, ces perquisitions ont eu lieu non seulement en France, mais également en Espagne, en Italie et en Belgique, dans le cadre d'une enquête ouverte en juillet 2025. Le groupe Identité et démocratie (ID), auquel appartenait le RN, est suspecté de détournement de fonds européens.
Soupçons d’emplois fictifs et de faux documents
Jordan Bardella a également mentionné sur son compte X la possible ouverture d'une investigation judiciaire le concernant, en lien avec une plainte faite par une association militante, à propos d'un emploi qu'il aurait occupé au Parlement européen il y a près de douze ans.
L’association Anticor a effectivement obtenu l’autorisation d’ouvrir une instruction concernant plusieurs personnes, dont Bardella, qu'elle accuse d’avoir occupé un poste fictif de collaborateur parlementaire en 2015.
Jusqu'à présent, Bardella n'avait pas été concerné par l'affaire des assistants du parti auprès du Parlement européen. Cependant, il doit maintenant justifier ses activités durant les quatre mois et demi où il était assistant de l'eurodéputé Jean-François Jalkh. Anticor a demandé à un juge d'examiner la véracité des documents présentés pour attester de ce travail.
Cette enquête s'appuie sur le travail de recherche du journaliste Tristan Berteloot, dont les révélations dans Libération et Le Canard enchaîné évoquent des agendas et des revues de presse potentiellement falsifiés.
"Comme d'habitude, ces affaires judiciaires semblent parfois en synchronisation avec le calendrier des élections. Nous ne redoutons rien et prouverons notre bonne foi", a conclu Jordan Bardella.







