Le 18 juin, l’hôtel des ventes de Portets, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux, accueillera une vente aux enchères exceptionnelle. Au cœur de celle-ci, une pendule ornée de malachite, diamants et onyx noir, attire l’attention des collectionneurs. Le médiateur de la vente, Joël Barra, précise que le dernier modèle similaire a été adjugé il y a une vingtaine d'années pour près de 164 000 euros, mettant en lumière le potentiel de ce bijou.
La pendule a été soigneusement gardée dans un coffre-fort, loin des regards, et suscite un fort intérêt à l’international. "Des appels arrivent des États-Unis, de Russie, du Canada et d'autres pays", révèle Barra, soulignant l'excitation générée par ce trésor caché.
Parmi les 187 lots proposés dans cette vente, cette pendule se distingue comme un véritable joyau. "Un objet exceptionnel qui dépasse les simples objets du quotidien", commente le commissaire-priseur. La pendule a été fabriquée par deux noms prestigieux : Vacheron & Constantin et Ferdinand Verger, reconnus pour leur perfection artisanale.
Les maîtres du luxe et du savoir-faire
Vacheron & Constantin, fondée en Suisse en 1755, est la plus ancienne manufacture horlogère active, tandis que Ferdinand Verger est célèbre comme "le joaillier des joailliers". L’alliance de ces deux maisons de prestige, compatible avec le raffinement des Années folles, donne à la pendule une valeur inestimable. Le garde-temps a été minutieusement signé à l’extérieur et son mécanisme porte un poinçon confirmant son origine prestigieuse.
Le cadran, inspiré de motifs chinois impériaux, est un chef-d'œuvre à lui seul, grâce à son laquage noir et aux aiguilles ornées de diamants. Les perruches en malachite, délicatement ciselées, apportent la touche finale à cet objet d’une rare beauté, témoignage de l'opulence de cette époque.
"C'est un produit rare, typique des Années folles, où l'on pouvait se permettre le luxe", souligne un expert, rappelant que les propriétaires actuels n’ont pas pleinement conscience de la valeur de cet héritage.
Mise à prix de 30 000 euros
La pendule, dont la mise à prix est fixée à 30 000 euros, pourrait atteindre des sommets lors de la vente, en dépit de l'incertitude quant à la présence physique d'acheteurs. "La plupart des enchères se passeront en ligne ou par téléphone", anticipe Barra, qui évoque la vente récente d’un modèle similaire adjugé à Hong Kong pour plus de 163 000 euros.
Ce garde-temps se présente déjà comme un incontournable des enchères à venir, attirant l’intérêt des connaisseurs et le regard du monde de l'art.







