Par Olivier Pirot
Le meurtre tragique de Lyhanna a agi comme un catalyseur pour les candidats à l’élection présidentielle : il est désormais impératif d’aborder la protection des enfants. Les associations et les lanceurs d'alerte insistent sur le fait qu'il s'agit de "l'injustice de trop". Ainsi, chaque prétendant à l’Élysée doit se doter de plans concrets pour offrir une meilleure protection aux jeunes vulnérables.
Les thèmes abordés sont variés : moyens déployés, peines encourues, constitution de parquets spécialisés, rôle des magistrats, gestion des plaintes, détection et prévention des abus… Ces problématiques sont aussi au cœur des projets de loi concernant les violences sexuelles et la protection de l’enfance, qui mettent en lumière l’ampleur des défis. La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) alerte sur le chiffrage alarmant de 160 000 enfants victimes chaque année en France.
Ce sujet, qui n’avait pas toujours occupé une place centrale dans les débats des précédentes campagnes, s’impose désormais avec force. Si certains candidats ont évoqué des ambitions de réforme judiciaire, l'importance de ce dossier prend une nouvelle dimension. Il est crucial que les électeurs soient vigilants devant des promesses qui pourraient s’avérer irréalistes, tout en restant attentifs à des tentatives de récupération politique indécentes.
Les associations et collectifs surveilleront de près comment les engagements pris par les candidats se traduiront dans leurs programmes respectifs. Une éventuelle loi intègre pourrait être promulguée par le parlement d’ici là, renforçant la pression sur chaque parti pour qu’il affiche clairement sa position sur ce texte fondamental destiné à protéger les enfants.







