Alexandre G, un habitant de Saintes travaillant à Royan, ne cache pas son indignation suite à la suppression de deux trains régionaux le 4 juin 2026. Chaque jour, il emprunte le rail pour ses trajets domicile-travail, mais ce jeudi-là, ses projets ont été bouleversés. "Les TER supprimés le soir, c'est ma hantise", confie-t-il.
Les suppressions, annoncées pour 15h30 et 17h20, ont laissé plusieurs usagers sans solution de repli. Après avoir enquêté sur la situation, Alexandre a compris que ces annulations étaient liées à des impératifs d'organisation pour un événement spécial, la célébration des 150 ans de la ligne Saujon-La Tremblade, axée sur le matériel historique, comme le rapporte le média Source.
"Cette initiative aurait pu être planifiée autrement afin de ne pas gêner les usagers", souligne un expert de Train et Traction, qui déplore un manque d’information à ce sujet. De plus, l'absence de solutions alternatives pour compenser ces suppressions a encore aggravé la situation, Alexandre lamentant : "Il y a treize ans que je prends le TER, et ce type d’incident n’est pas nouveau, mais cette fois-ci, aucune mesure n’a été prise. D'habitude, on peut compter sur un bus ou un service de taxi."
L'usager s'étonne également des réponses fournies lors de sa réclamation : "On m’a dit que c’était à nous de nous adapter et de vérifier l’appli pour les infos sur les trains. Pourtant, je le fais chaque matin !" Parent en garde alternée, Alexandre s’interroge : "Que ferais-je si mes enfants étaient chez moi ?" Après une attente de plus de deux heures, il a finalement réussi à rentrer par le dernier train à 19h34. Pourquoi tant de colère ? Tout simplement parce que cette situation n’est pas une première et que l’attente interminable laisse un goût amer aux usagers pris au dépourvu.







