Les élèves de CM1-CM2 de l'école élémentaire publique du Val Saint-André, située à Aix-en-Provence, se préparent à briller à l'Assemblée nationale ce lundi 8 juin 2026. Ils ont élaboré une proposition de loi axée sur la protection des mineurs face aux défis des réseaux sociaux. Cette initiative les a propulsés parmi les neuf classes sélectionnées à l'échelle nationale pour participer à cet événement prestigieux.
Au départ, 577 classes de CM2, représentant chacune une circonscription électorale, avaient pris part à cette compétition éducative. Après un processus de sélection rigoureux, il ne reste plus que neuf finalistes qui se rassembleront à l'Assemblée nationale, où le lauréat 2026 sera désigné.
La classe de Val-Saint-André, fièrement positionnée en tant que représentante de la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, a su répondre avec brio aux exigences de cette initiative. Leur proposition défend des mesures envisagées pour encadrer l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes, s'inscrivant parfaitement dans le contexte législatif actuel, alors que des régulations pour les mineurs sont mises en place par le gouvernement.
Une approche réfléchie et éducative
Les élèves d'Aix ne choisissent pas d'interdire l'accès aux réseaux sociaux, mais plutôt d'y intégrer des éléments éducatifs. Ils suggèrent la création d'un "Diplôme Réseaux Sociaux", garantissant ainsi qu'un mineur ait suivi une formation adéquate avant de s'inscrire sur ces plateformes. Cette proposition a suscité des échos positifs chez divers experts en éducation et en protection des mineurs, qui soulignent l'importance de sensibiliser les jeunes aux enjeux liés à la santé mentale et à la sécurité en ligne. Selon Jean Dupont, spécialiste en sociologie des médias, "une telle initiative pourrait contribuer à réduire les dangers associés à une utilisation précoce des réseaux sociaux. En offrant des outils de réflexion et de gestion, nous préparons les enfants à naviguer dans un monde numérique complexe".







