Cette inauguration se déroule quelques jours avant la visite attendue du président chinois Xi Jinping, prévue pour ce lundi. Dans ce contexte, le leader nord-coréen a réaffirmé la priorité de son pays en matière de développement de la marine nucléaire.
La Corée du Nord poursuit son ambition maritime. Accompagné de sa fille Kim Ju-ae, âgée de 13 ans, Kim Jong-un a supervisé les essais en mer du destroyer récemment baptisé "Kang Kon" ce jeudi 4 juin, comme l'a rapporté New York Post. Ce test fait suite à un échec l'année précédente et met en avant les efforts déployés par le pays pour développer une flotte capable de mener des opérations nucléaires.
Le choix de la date pour cette démonstration n'est pas anodin, car il précède la rencontre avec le président chinois Xi Jinping.
Kim Jong-un, lors de la visite, a inspecté le centre de contrôle du destroyer, s'assurant de la formation des marins pour opérer ce nouveau vaisseau. Selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA, le dirigeant a insisté sur l'importance d'un "développement rapide" des forces navales, permettant ainsi au pays de porter des frappes décisives à tout moment, que ce soit sous l'eau ou en surface.
Symbole d’un effort significatif
Le "Kang Kon", un destroyer de 5 000 tonnes, a été conçu pour transporter un large éventail d'armements, des systèmes de défense antiaérienne aux missiles balistiques. Le précédent lancement, qui s'était soldé par un échec, avait provoqué une colère tout aussi forte chez Kim Jong-un, qui n’avait pas hésité à qualifier cet incident de "criminel". Aujourd'hui, la cérémonie apparaît comme une véritable réussite.
Ce projet naval s'inscrit dans le cadre d'un nouveau plan quinquennal, approuvé par le Parti des travailleurs en début d'année, qui vise à moderniser considérablement la marine nord-coréenne. Le programme inclut la construction de futurs destroyers de 10 000 tonnes ainsi que le développement d'"armes secrètes sous-marines".







