Le 4 juin 2026, l’Agence régionale de santé de Bretagne a présenté ses conclusions suite à des alertes concernant de nombreux enfants et adultes à Baden, tous présentant des signes évoquant la gale. Après analyse, il apparaît que la source des lésions cutanées est en réalité les chenilles processionnaires.
Ces dernières semaines, une inquiétude grandissante a envahi la petite commune de Baden dans le Morbihan. Fin mai, 53 enfants ainsi que 4 adultes avaient rendu visite aux médecins avec des symptômes correspondant à ceux de la gale, tels que des éruptions cutanées et des irritations. Tout laissait penser à une épidémie imminente.
Une psychose médiatique démentie
Ce 4 juin, l’ARS Bretagne a mis un terme à la psychose qui s’était diffusée, comme le rapportent nos confrères d'ICI Armorique. À la suite de signalements concernant les écoles locales et un centre de loisirs, un dermatologue s’est rendu sur place pour examiner les enfants concernés.
"Une psychose a pris le pas sur la réalité, mais aucun cas de gale n’a été enregistré. Toutes les personnes ont été examinées", a déclaré Pierre Chesneau, médecin en charge de la surveillance à l'ARS Bretagne, dans une interview accordée à Actu Morbihan.
La gale a donc été écartée. Selon l’ARS, ces symptômes sont imputables à la présence des chenilles processionnaires du chêne, détectées à proximité d'une école et d'un espace de loisirs.
Les dangers des poils urticants
Cette année, le sud du Morbihan est particulièrement touché par cette infestation. "C'est une situation exceptionnelle, nous n'avons jamais observé cela les années précédentes", confirme Pierre Chesneau. Les chenilles processionnaires, réputées pour leurs déplacements en file, apparaissent souvent entre avril et juillet et se concentrent surtout dans le nord et l'ouest de la France.
Ces insectes possèdent des poils urticants qui se détachent lorsqu'ils se sentent menacés. Ces particules, quand elles entrent en contact avec la peau, peuvent entraîner des réactions allergiques graves, affectant également les voies respiratoires et les yeux, comme l'indique l'ANSES.
L’agence recommande donc d’éviter toute proximité avec ces chenilles et leurs nids. Il est conseillé de porter des vêtements longs lors de promenades en forêt, de consulter un médecin en cas de réactions indésirables, et de solliciter une assistance en cas d'urgence.







