À seulement 20 ans, César Héreau, originaire de Dijon, se tient aux abords de la mythique piste des 24 Heures du Mans. En tant que commissaire de course bénévole, son rôle est crucial pour garantir la sécurité des concurrents lors de cette course emblématique. Passionné par le monde de la course automobile, César a commencé à arpenter les circuits il y a cinq ans et aspire à construire une carrière solide dans ce domaine.
Sa chambre est une véritable caverne d'Ali Baba pour les amateurs de sport automobile, ornée d'un pneu de Formule 1, d'une calandre de Porsche, et de chasubles ramenées de circuits aux quatre coins du globe. « Depuis petit, cette passion ne m’a jamais lâché », confie-t-il. « Tout a commencé sur le circuit de Dijon-Prenois en 2018 lorsque j'ai découvert une annonce recrutant des bénévoles. J'ai postulé, et cela m'a ouvert la voie vers des événements de plus grande envergure. » Grâce à son engagement, il a eu l'opportunité de travailler sur des courses régionales et a passé un examen pour encadrer des compétitions nationales et internationales.
Il a depuis évolué sur des circuits prestigieux tels que le Nürburgring en Allemagne et les 500 Miles d’Indianapolis, et il revient tout juste d'un Grand Prix de Formule 1 à Miami. « Cette année, je me prépare pour la plus belle course du monde, les 24 Heures du Mans. » Cette course, qu'il a déjà vécue par deux fois, attire des pilotes du monde entier et représente un jalon majeur dans sa jeune carrière.
Un code couleurs pour signaler les dangers
César est chargé de communiquer avec les pilotes sur les incidents sur la piste à l'aide de drapeaux de différentes couleurs. « Le drapeau bleu avertit une voiture d’une présence rapide derrière elle, tandis que le jaune signale un incident et le rouge un arrêt de la course. C'est un rôle essentiel pour la sécurité », explique-t-il. La rapidité et la réactivité sont des qualités clés dans ce métier, surtout lorsqu’il s’agit de dégager des véhicules accidentés.
Ce samedi 13 juin 2026, il a prévu d'assurer deux vacations, l'une le samedi soir et l'autre le dimanche matin, occupant toujours une position stratégique au dernier virage, un lieu emblématique du départ de la course. « J'ai même eu la chance de voir Zinedine Zidane donner le départ du centenaire en 2023 ! » Ce qui rend son expérience encore plus mémorable.
Bien qu'il bénéficie d'un hébergement et de repas durant ces événements, César reste un bénévole. « Je travaille en intérim tout au long de l'année pour financer mes déplacements », explique-t-il. Son objectif est clair : « Je souhaite me faire un nom dans ce milieu afin de décrocher un véritable emploi dans la logistique des courses, notamment pour organiser les podiums et les cérémonies. » Les opportunités étant rares, il se donne entre cinq à six ans pour réaliser son rêve.
Les 24 Heures du Mans débutent ce samedi avec des équipes prêtes à rivaliser pour détrôner Ferrari, qui a remporté les trois dernières éditions.







