Fausses factures, transactions en espèces, clients fictifs... En France, de nombreux petits commerces se sont transformés en véritables machines à blanchir l’argent de la drogue. L’émission Envoyé spécial a révélé, à travers des images choc, le modus operandi de plusieurs narcotrafiquants utilisant ces structures pour camoufler leurs activités illégales.
Des salons de coiffure aux kebabs, en passant par les épiceries, certaines de ces boutiques, disséminées à travers le territoire, sont désormais au centre des investigations des forces de l'ordre. Des revendeurs, qui œuvrent sur des points de deal, mais aussi des restaurateurs et même des comptables, participent à ce processus de blanchiment en manipulant les comptes.
Comment les municipalités peuvent-elles agir ?
Ces établissements illégaux recourent à des stratagèmes tels que des fausses factures et des achats en liquide, ou encore à la déclaration de clients fictifs pour artificiellement faire gonfler leurs revenus. En dissimulant ainsi l'origine d'une partie de leur chiffre d'affaires, ils facilitent le blanchiment de l’argent des narcotrafiquants dans des quartiers de plus en plus touchés par ce fléau.
Les efforts des forces de l'ordre, en particulier à Montpellier, se concentrent sur la fermeture de ces commerces douteux et la poursuite de leurs dirigeants. Selon les dernières estimations, le chiffre d'affaire du trafic de drogue en France métropolitaine a atteint 6,8 milliards d'euros en 2023, un montant qui a presque triplé depuis 2010. Ces chiffres illustrent la nécessité d'une action rapide et efficace de la part des autorités.
Reportage de Mathilde Gautry, Samir Benguennouna, Benjamin Chabeau-Milot et autres / Cover Films, diffusé dans Envoyé spécial le 4 juin 2026.
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