La décision de fermer les urgences de nuit de l'hôpital de Dinan, prévue du 15 juin au 30 septembre 2026, suscite de vives réactions. L’intersyndicale SUD santé, CGT et CFDT organise une grève à l'hôpital de Saint-Malo, débutant le 5 juin et se poursuivant jusqu’au 12 juin.
Cette fermeture, programmée de 23h à 8h30, s’explique par un manque de médecins urgentistes, exacerbée par une vague de congés parentaux. Cependant, cette décision soulève des inquiétudes chez le personnel, notamment à Saint-Malo, où les syndicats redoutent un afflux massif de patients.
Risque de saturation à Saint-Malo
Selon les syndicats, de nombreux patients de Dinan devront se rediriger vers d'autres établissements, aggravant ainsi les conditions de travail à Saint-Malo. Sébastien Bayaut, secrétaire de SUD santé, met en garde : "Les urgences de Saint-Malo sont conçues pour accueillir environ 35 000 patients par an. En y intégrant ceux de Dinan, le chiffre grimpe à près de 60 000, doublant ainsi la charge de travail". Il dénonce l'état de fatigue et d'usure des équipes médicales.
Des renforts promis
Face à cette inquiétude, le groupe hospitalier Rance Emeraude annonce des mesures de renfort pour la période estivale. Léna Le Losq, directrice adjointe, affirme : "Nous prévoyons d'organiser des renforts, afin de garantir une prise en charge adéquate pour la population locale et les touristes". La direction conseille également d'appeler le 15 avant de se rendre aux urgences, une précaution essentielle en ces temps d'incertitude.
Alors que la période estivale approche, les enjeux de ces fermetures deviennent cruciaux. Les syndicats et les autorités sanitaires exhortent à trouver des solutions afin d’assurer la sécurité de tous.







