Dans l'ombre de la nuit, deux ambassadeurs du tram à Caen, dont Cyril Lamboley, se mobilisent pour rassurer les riverains sur l'impact des travaux sur leur quotidien. Leur mission est essentielle, surtout à l'heure où les travaux de remplacement des rails, traverses et ballast se déroulent en toute discrétion. Ce chantier, crucial pour maintenir le bon fonctionnement du réseau ferroviaire français, s'est déroulé dans la nuit du 28 au 29 mai à la gare de Lison, à la frontière du Calvados et de la Manche.
À 21h30, le dernier train a quitté la gare, laissant place à une équipe de 35 ouvriers en tenue orange, prêts à relever le défi de remplacer 90 mètres de voies ferrées. Ces travailleurs, équipés de casques, s'activent pour couper des rails de 36 mètres, datant d'au moins cinquante ans, tout en retirant les traverses en bois et le ballast, ce matériau essentiel qui stabilise les voies ferrées, comme le rapportent nos collègues d'ICI Normandie.
Le chantier est méticuleusement orchestré. Aux côtés des ouvriers, tractopelles et trains travaux facilitent l'évacuation du matériel usé. La pose du ballast est un processus rigoureux, mesuré par laser pour garantir un alignement parfait des rails. Une erreur dans ce processus pourrait compromettre la sécurité ferroviaire, comme l'explique un ingénieur SNCF qui supervise les opérations.
Ce chantier d'envergure transforme 1 700 mètres de voies au sein de la gare de Lison, qui voit passer 27 trains chaque jour à destination de villes comme Rennes, Caen et Cherbourg. Les travaux, qui s'achèveront en juin, seront suivis par ceux de la gare voisine du Molay-Littry, prévus pour juillet. Pour découvrir le fonctionnement de ces travaux nocturnes, écoutez notre podcast disponible en haut de cette page.







