Le procès de Martin Ney, condamné à perpétuité en Allemagne pour plusieurs meurtres d'enfants, a débuté ce mardi devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. L'homme de 55 ans est accusé d'avoir enlevé et tué Jonathan Coulom, un garçon de 10 ans, disparu en 2004 lors d'une classe de mer à Saint-Brevin-les-Pins.
Le corps de Jonathan a été retrouvé dans un étang de Guérande plus d'un mois après sa disparition. Des enquêteurs allemands avaient d'abord été informés des similitudes entre ce cas et ceux de plusieurs enfants disparus en Allemagne. Les détails sont troublants : le modus operandi semble identique avec des enlèvements nocturnes dans des lieux accueillant des mineurs.
Au cours de son procès, Martin Ney a souvent montré une absence d'implication, écoutant sans réagir l'énumération des crimes qui pèsent sur ses épaules. En effet, il a été reconnu coupable des meurtres de Stefan Jahr, Dennis Rostel et Dennis Klein. La présidente du tribunal a souligné l'importance de ces affaires, même si ce procès ne vise pas à les rejuger.
Des ressemblances troublantes
Au quatrième jour du procès, des enquêteurs allemands ont été auditionnés à Nantes. Ils ont décrit les similitudes évidentes entre le meurtres de Jonathan et d'autres enfants. Martin Erftenbeck, ancien enquêteur, a confié : "Nous nous sommes déplacés dès que nous avons pris connaissance du dossier français." Malheureusement, l'enquête en France a longtemps stagné, explorant diverses pistes sans réel succès.
Des précisions manquantes
Interrogés sur les parallèles entre les affaires, les enquêteurs se sont heurtés à un manque de souvenirs précis. "Je ne me rappelle pas," a déclaré l'un d'eux, rappelant que la première disparition en Allemagne remonte à 1992. Sans aveux de Ney, les détails de ces meurtres auraient probablement été noyés dans les archives.
L'affaire de Jonathan Coulom reste donc complexe et tumultueuse, avec des incertitudes qui continuent de peser sur le procès. La décision médicale et judiciaire finale est attendue le 4 juin, tandis que les membres de la cour examineront si Jonathan et les autres enfants partagent le même bourreau.







