Pendant près de deux décennies, Rennes s’est distinguée par son accès libre à ses stations de métro, misant sur la confiance et l’honnêteté des usagers. Malheureusement, tous ne se sont pas conformés à ces attentes. Confrontée à un taux de fraude élevé, la métropole a décidé d’installer des portillons en 2020 sur la ligne A, puis sur la ligne B. Toutefois, les portes en verre choisies se sont révélées vulnérables aux attaques, notamment aux coups de pied des utilisateurs les plus indélicats.
Après des années de réflexion, la métropole entreprend la rénovation de ses 150 portillons. « Un marché d’environ 4,3 millions d’euros a été attribué pour renforcer leur robustesse face aux dégradations », a révélé le communiqué de Rennes Métropole. Cette initiative vise à diminuer la fraude dans les transports publics.
Bien que le réseau Star ait été contraint de laisser certains portillons ouverts pour prévenir les destructions, le taux de fraude a légèrement diminué, tombant à 6 %. L'ancien vice-président délégué aux transports, Matthieu Theurier, avait déclaré : « Nous préférons garder certains portillons ouverts que de subir des casses. »
Au-delà de l’aspect sécuritaire, la métropole ambitionne également de réduire les pannes et d’optimiser les temps d’ouverture et de fermeture des portillons pour améliorer l’expérience utilisateur. Les besoins des personnes à mobilité réduite seront également pris en compte, garantit Keolis, l'opérateur du réseau de transport.
Un chantier achevé en 2028
Les travaux débuteront le 19 mai dans les stations Henri Fréville et Pontchaillou, s’étalant jusqu’au printemps 2028. Chaque intervention nécessitera entre quinze jours et trois semaines, avec un impact minimal sur les usagers.







