En avril 2025, l'émission Cash Investigation a réalisé un reportage choc concernant les violences dans le périscolaire de l'école Saint-Dominique, située dans le VIIe arrondissement de Paris. Pendant près d'un an, les équipes de l'émission ont enregistré des faits troublants, mais selon les accusations, aucun d'entre eux n'aurait été signalé aux autorités. L'avocat représentant une des victimes a donc déposé une plainte pour "non-dénonciation de mauvais traitements".
D'après les informations publiées par Le Figaro, cette démarche judiciaire est portée par l'avocat Julien Roelens, qui représente la famille d'un garçon âgé de seulement cinq ans. Il souligne que "cela aurait pu protéger les enfants" si ces informations avaient été mises à jour plus tôt.
À partir d'avril 2025, la société de production Premières Lignes était en possession de séquences montrant des violences physiques et psychologiques, ainsi que des privations et, au minimum, une agression sexuelle sur des enfants de trois à cinq ans. Ces faits auraient été gardés sous silence jusqu'à la diffusion de l'émission, prévue pour le 29 janvier 2026, selon les déclarations de l'avocat.
Un appel à la responsabilité
Me Julien Roelens insiste sur la nécessité d'"identifier les chaînes de responsabilités". Il souligne que des individus ayant l'obligation légale de signaler ces abus n'ont pas réagi, rendant ces atrocités possibles. L'article 434-3 du code pénal stipule des sanctions passent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende pour non-dénonciation d'infractions concernant des mineurs.
De leur côté, les journalistes de l'émission défendent leur position en précisant : "Notre vocation est de dénoncer des situations problématiques et d'alerter sur des dérives sociétales, tout en recueillant le témoignage des victimes et des témoins. Toutefois, nous ne pouvons pas remplacer les devoirs de la justice". À ce jour, aucune autre plainte formelle n'a été déposée contre l'émission dirigée par Élise Lucet.







