Dans la ville de Rennes, 17 familles vivant dans des logements sociaux se trouvent dans une situation précaire, potentiellement marquées par des expulsions en raison de liens avec le narcotrafic. Cette démarche, défendue par la préfecture, s'inscrit dans une stratégie plus large pour combattre les points de deal dans des quartiers particulièrement touchés. Cependant, elle provoque une vive réprobation de la part de collectifs de riverains et d'avocats qui qualifient cette initiative de sanction collective.
Lors d'une récente audience au tribunal, le 9 avril, une des familles concernées a vu des membres de la communauté se rassembler pour montrer leur soutien. Mérième, une représentante du collectif Rennes Sud, a exprimé : "C'est ajouter de la précarité à la précarité."
Il est essentiel de rappeler qu'un des membres de la famille a été condamné à des travaux d'intérêt général pour son implication dans le trafic. Pour autant, Maître Irène Thébault, avocate de la famille menacée d'expulsion, souligne : "Il n'y a pas de preuves laissant supposer que cet appartement ait été utilisé pour stocker de la drogue. Est-il juste d'expulser une mère avec ses trois fils, dont l'un n'a même pas quatre ans ?"
Des expulsions pour contrecarrer le narcotrafic
Les expulsions visent à lutter contre le narco-trafic et les violences associées, un phénomène qui a causé quatre décès l'année précédente dans des rivalités territoriales autour d'une trentaine de points de deal. À ce jour, le préfet de la région a justifié ces mesures, affirmant que tout sera tenté pour éradiquer ce fléau. Les réponses du préfet, bien que difficiles à obtenir, sont claires sur le but de cette action. Dans un communiqué, il a déclaré : "Le préfet souhaite user de tous les moyens pour mettre un terme aux trafics." La décision relative à l'expulsion de ces familles sera rendue le 5 mai, renforçant ainsi l'incertitude qui pèse sur leur avenir.







