À la réserve zoologique de Calviac, en Dordogne, deux lémuriens aux parcours encore jeunes rejoignent un vétéran inhabituel. Aïko, un lémurien d'un an, et Sokola, âgé de quatre ans, ont été accueillis dans l'enclos de Tango, l'actuel résident de 28 ans, qui a récemment perdu sa sœur jumelle, Cheryl, d'une insuffisance rénale.
Tango, seul représentant de son espèce après ce tragique événement, a désormais la chance de bénéficier de la présence de ces nouveaux compagnons. Eléa Le Rider, responsable des primates à la réserve, précise : "Les varis sont des animaux sociables. Les laisser seuls n'était pas idéal pour Tango."
Espèce en danger
Les lémuriens, classés parmi les primates les plus menacés, sont endémiques à Madagascar. Conscients de leur vulnérabilité, un programme européen de conservation a été mis en place, facilitant le transfert de ces animaux d'un parc à l'autre. Grâce à ce programme, Eléa a pu se rendre au parc de Branféré en Bretagne pour récupérer Aïko et Sokola.
Rencontre en douceur
Pour faciliter leur intégration, les soigneurs ont introduit Aïko et Sokola à Tango par étape. Initialement, ils ont été séparés par un grillage pour permettre une première découverte. "L’objectif était de leur permettre de se familiariser sans risquer de morsures," indique Eléa. Une fois les lémuriens acclimatés, ils ont pu partager le même enclos.
Des signes encourageants
À leur arrivée, Sokola a rapidement commencé à s'approcher de Tango, engageant ce que l'on appelle le grooming, une interaction sociale importante qui contribue à renforcer les liens au sein du groupe. "On les voit en train de se faire des papouilles, c'est bon signe," se réjouit Eléa. Ce toilettage mutuel dépasse la simple hygiène : il renforce les relations communautaires et est essentiel dans la vie sociale des lémuriens.
Tandis que Sokola semble à l'aise, Aïko, le grand frère, reste un peu plus réservé envers son aîné. Les soigneurs estiment qu'il ne faudra pas longtemps pour que les tensions s'apaisent et que les appels curieux des lémuriens deviennent un doux chant d'amitié.
Ces nouveaux arrivants représentent un espoir précieux pour la réserve, illustrant l'engagement constant envers la préservation de ces espèces menacées. La réserve de Calviac continue d’être un sanctuaire pour la biodiversité, offrant un refuge non seulement aux animaux, mais aussi à des initiatives de conservation vitales.







