Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a révélé la mise en place d'un concours général des collèges, prévu pour janvier et février 2027. Cette initiative a pour but de « promouvoir l'excellence » et de créer une émulation parmi les élèves des collèges, comme le rapporte l'agence AFP.
À partir de l'automne 2026, chaque établissement scolaire aura la possibilité d'inscrire jusqu'à 10 % de ses élèves, tout en garantissant un équilibre entre filles et garçons, dans cinq disciplines : français, mathématiques, histoire-géographie, arts et numérique-codage. Cette diversité de matières vise à reconnaître et à encourager différents talents, sans tomber dans l'« élitisme », ont précisé des sources proches du ministère.
Les épreuves individuelles que les élèves devront passer seront chronométrées. Cependant, le projet est encore à l'étude. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a exprimé des réserves en déclarant : « Si ce concours devient une préfiguration de celui des lycées, il risque de favoriser une forme d'élitisme que notre système éducatif n'a pas besoin de promouvoir. » Selon elle, des enjeux plus pressants doivent être traités.
Cette année, Édouard Geffray s'attend à « une chute assez drastique du taux de réussite » du diplôme national du brevet (DNB), en raison des nouvelles modalités d'évaluation. En effet, la part de l'examen final a été augmentée à 60 %, tandis que le contrôle continu intégrera désormais des notes de la classe de troisième plutôt que du socle commun.
Le ministre a précédemment lancé le plan « Collège en progrès » pour soutenir les 800 collèges les plus en difficulté. Ces établissements, où plus de 40 % des élèves obtiennent moins de 8 sur 20 en français et mathématiques, bénéficieront d'un accompagnement renforcé à partir de septembre 2026. À l'occasion de sa visite du collège Louis-Guilloux à Montfort-sur-Meu en Ille-et-Vilaine, il présentera plus de détails sur ce programme ainsi que sur le nouveau concours.







