En Bretagne, la Gorsedd, la confrérie des druides, ne prend pas à la légère les récentes déclarations du président du Finistère, Maël de Calan. Ce dernier a en effet mis en cause certains d'entre eux, les accusant d’utiliser le Revenu de Solidarité Active (RSA) comme un complément de revenus régulier, et a qualifié ces pratiques de « démagogiques ». La fraternité a fermement contesté ces affirmations, indiquant que leur statut n'est pas un motif de moquerie ou de stigmatisation.
Per Vari Kerloc’h, le grand druide, a déclaré : « Être druide n'est pas un emploi conventionnel, mais cela ne signifie pas que nous devons être tournés en dérision. C’est un titre sérieux, ancré dans notre culture depuis longtemps ». Si cette accusation a provoqué une vive réaction parmi les 250 druides bretons, la réponse de de Calan a également suscité des interrogations. Selon lui, le sujet ne concerne pas les druides eux-mêmes, mais plutôt ceux qui perçoivent le RSA comme un revenu éternel pour exercer des activités jugées parfois excentriques.
Une répercussion judiciaire en vue
Ce débat passionné pourrait avoir des conséquences juridiques. En effet, en juin prochain, le tribunal correctionnel de Brest va examiner des arguments avancés par six allocataires du RSA, soutenus par la CGT, contre le président du département et un de ses collaborateurs, accusés de harcèlement moral institutionnel.
Cette controverse souligne la sensibilité autour du RSA en France, notamment en période de restrictions budgétaires. Les opinions divergent sur son utilisation et son rôle dans la société. Les druides, de leur côté, insistent sur le fait que leur engagement culturel ne doit pas être inscrit dans le débat politique sur le RSA.







