Le président du département du Finistère, Maël de Calan, a récemment mis en lumière des allégations selon lesquelles certains "druides" bénéficieraient du Revenu de Solidarité Active (RSA) de manière abusive. En réponse, la fraternité des druides, bardes, et ovates de Bretagne, connue sous le nom de Gorsedd, s'insurge contre ce qu'elle considère comme une "stigmatisation" de leur tradition culturelle, qualifiant le druidisme de pratique "sérieuse".
Dans une déclaration à l'AFP, les représentants de la Gorsedd ont fermement rejeté ces accusations. Leur porte-parole a insisté sur le fait que la fonction de druide ne doit pas être assimilée à un travail rémunéré, ajoutant que "cela ne justifie en rien de les tourner en dérision ou de les dénoncer". Pour eux, les propos de l'élu s'apparentent à de la démagogie.
Une réponse forte aux accusations
Lors d'une interview sur Sud Radio le 26 mars, Maël de Calan a critiqué ce qu'il appelle des abus, mentionnant des bénéficiaires du RSA engagés dans des activités dites "non rentables". Ces déclarations, amplifiées par les réseaux sociaux, ont suscité l'indignation parmi les membres de la Gorsedd.
Par ailleurs, le président a été attaqué en justice par la CGT et plusieurs allocataires du RSA, qui dénoncent des contrôles qu'ils jugent abusifs et un climat de "harcèlement institutionnel". Ils réclament une remise en question des pratiques entourant l'octroi du RSA.
"Le druidisme est une tradition culturelle, enracinée depuis plus d’un siècle en Bretagne. Ce n’est pas une activité rémunératrice, mais un titre honorifique".
Le grand druide de Bretagne, Per Vari Kerloc'h, a également pris la parole, soulignant que "le véritable enjeu n’est pas les druides, mais la bonne utilisation du RSA". Il a insisté sur l'importance d'accompagner les personnes vers l'emploi, tout en défendant la légitimité et le sérieux de leur tradition, ancrée dans la culture bretonne.







