Lors de son intervention du 1er avril, Fabien Roussel a fait savoir qu'il "ne se retrouve pas" dans l'approche de Mélenchon, qu'il considère comme une source de division, occultant les enjeux majeurs liés à la lutte des classes. Selon lui, cette théorie met en avant les quartiers populaires tout en négligeant des questions essentielles qui devraient unir les citoyens.
"La façon dont Jean-Luc Mélenchon aborde cette problématique contribue à fracturer davantage notre société", a-t-il avancé sur France Inter. Il a précisé : "Cela occulte complètement le combat de classes, c'est-à-dire l'exploitation des hommes".
"Beaucoup de nos concitoyens, ouvriers, salariés d'origine immigrée, sont exploités, mais ils doivent être vus comme des citoyens à part entière, au lieu d'être réduits à leur origine".
Une critique du communautarisme
Roussel a également remis en question le risque de communautarisme inhérent à la notion de "nouvelle France", mettant en avant le besoin d’une vraie égalité des droits. Contrairement à la vision de Mélenchon, il préconise une "nouvelle République" qui défend l'égalité sans égard à la couleur de peau ou à l'origine.
Vers une candidature présidentielle?
En vue des élections présidentielles de 2027, Roussel n’a pas encore confirmé sa candidature, mais il a souligné qu’il abordera ce sujet lors du prochain congrès de son parti, prévu en juillet. Refusant de s'engager dans des primaires à gauche, il a déclaré vouloir être porteur d'un projet innovant en opposition à l'ère Macron.
Il a aussi mentionné la discrimination systémique que subissent certains groupes en France, brouillant une image trop simple liée à l'immigration. "Nous devons nous rassembler autour des questions de classes, plutôt que de se diviser sur des bases identitaires", a-t-il ajouté.
Dans ses propos, Roussel souhaite entretenir un dialogue qui transcende les clivages afin d'unir les forces de gauche. Il estime que les enjeux sociaux doivent passer en priorité, et que toutes les voix doivent être entendues pour construire un avenir commun, loin des fractures que la السياسة actuelle risque d'accroître.







