Francis Heaulme, reconnu coupable de onze meurtres, a récemment été admis dans une unité hospitalière sécurisée à Nancy. Les avocats des victimes soulèvent des inquiétudes quant à sa capacité à être jugé pour le meurtre de Jean-Joseph Clément, un acte dont il est soupçonné.
Selon le parquet du pôle « cold cases » de Nanterre, confirmant une information d'Ici Lorraine, Heaulme était incarcéré à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin) avant son hospitalization. Le ministère public n'a pas précisé l'état de santé de cet individu notoire, récemment transféré à l'Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionale (UHSI) de Nancy.
Incarcéré depuis 1992, Heaulme purge plusieurs peines, dont une à perpétuité, aux côtés d'autres criminels tristement célèbres comme Dominique Pelicot et Nordahl Lelandais.
Un jugement en suspens
Surnommé le « routard du crime », il est également sous enquête pour le meurtre de Jean-Joseph Clément, survenu en 1989. Bien qu'il ait bénéficié d'un non-lieu pour ce meurtre en 2002, le dossier a été rouvert, entraînant sa remise en examen en 2023. Les investigations sont désormais dirigées par le pôle national des crimes sériels, qui traite les affaires non élucidées.
Me Liliane Glock, avocate d'Heaulme, n'a pas été joignable pour commentaire. Cependant, Me Marine Allali, représentante de la famille de Jean-Joseph Clément, a exprimé de vives préoccupations : « Nous avons alerté les magistrats sur le risque que Monsieur Heaulme ne puisse plus être jugé, à l'instar de Michel Fourniret, décédé en 2021 avant d'être soumis à un procès. Nous craignons pour l'état de santé du mis en examen et espérons qu'il sera apte à être jugé », a-t-elle déclaré à l'AFP.







