Le New York Times révèle que le Pentagone est en pourparlers avec le Danemark pour accéder à trois nouveaux sites militaires au Groenland, une région d'intérêt stratégique pour Washington. Cela survient alors que l'attention se concentre sur des conflits menaçants, comme la situation en Iran.
Le général Gregory Guillot, haut responsable du Pentagone, a déclaré qu'il œuvrait à l'amélioration des infrastructures, notamment des ports et des aérodromes, pour assurer une meilleure réactivité des forces américaines dans l'Arctique. Selon le général, cette expansion représenterait la première depuis des décennies.
Les discussions entre les États-Unis et le Danemark sont jugées "extrêmement précieuses", le Danemark n'ayant pas manifesté d'opposition à ces demandes. Toutefois, Copenhague reste silencieux sur ces pourparlers, et le Pentagone n'a pas précisé le nombre de troupes qui pourraient être stationnées.
Parmi les sites envisagés se trouvent Narsarsuaq et Kangerlussuaq, deux villes qui avaient déjà abrité des bases américaines pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide. Leur infrastructure militaire, bien que partiellement démantelée, dispose encore d'installations opérationnelles selon le lieutenant-commandant Teresa C. Meadows du commandement nord américain.
Le général Guillot a également fait référence à l'accord de 1951, un traité significatif entre le Danemark et les États-Unis qui facilite l'accès militaire à l'île. Cet accord permet à Washington de construire et d'exploiter des bases au Groenland, avec des mise à jour en 2004 pour inclure la voix du gouvernement semi-autonome du Groenland sur les opérations militaires.
Alors que la Maison-Blanche concentrate ses ressources principalement sur la gestion des tensions avec l'Iran, les discussions concernant le Groenland font partie intégrante de la stratégie d'expansion américaine, déjà envisagée par Donald Trump. Récemment, après une opération militaire au Venezuela, Trump a réitéré son intérêt pour le Groenland, affirmant que c'est un élément essentiel de la sécurité nationale des États-Unis.
Ce territoire, colonisé par les Vikings et rattaché au Danemark, reste un enjeu géopolitique crucial, surtout dans le contexte des opérations militaires modernes et des rivalités croissantes dans la région arctique.







