L’équipe iraquienne a marqué les esprits en se qualifiant pour la Coupe du monde 2026, après une victoire décisive de 2-1 contre la Bolivie le 31 mars 2026. Cette qualification, obtenue 40 ans après leur unique participation en 1986, survient dans un contexte socio-politique difficile, tant en Irak qu’au Moyen-Orient.
Les Bleus connaîtront donc leur dernier adversaire de phase de groupes : l’Irak. Cette qualification inattendue souligne les défis constants auxquels le pays est confronté, notamment des tensions persistantes et des difficultés à atteindre les grandes compétitions internationales, comme l'indique France Football.
Deuxième Coupe du monde de l’histoire irakienne
Après une attente de quatre décennies, l’équipe d’Irak s’apprête à remettre les pieds sur la scène mondiale. Leur dernière Coupe du monde avait été marquée par des défaites, mais cette fois, l’équipe espère une performance bien différente. L’Irak débutera son parcours contre la Norvège le 17 juin avant d’affronter la France et le Sénégal, des adversaires redoutables.
Une fierté régionale : la Coupe d’Asie
Bien que les Lions de Mésopotamie aient peiné lors des précédentes Coupes du monde, leur palmarès en Coupe d’Asie des nations témoigne de leur potentiel et de leur talent. En 2007, l’équipe a brillé en remportant le titre, battant l’Arabie saoudite grâce à un but emblématique de Younis Mahmoud, un héros national.
Un vivier de talents locaux
La plupart des joueurs représentent des clubs locaux, ce qui constitue un atout indéniable pour l’équipe. Parmi eux, des figures emblématiques de clubs comme Al-Shorta SC et Al-Quwa Al-Jawiya, qui apportent une riche expérience à l’équipe.
Il y a cependant des joueurs évoluant à l’extérieur, comme Zidane Iqbal, qui joue au FC Utrecht. Ce milieu de terrain, d'origine irakienne et pakistanaise, a été une pièce maîtresse dans l’essor de l’équipe.
Un sélectionneur expérimenté à la tête de l’équipe
Depuis 2025, Graham Arnold, l’ancien sélectionneur australien, conduit l’équipe d’Irak avec une vision claire : la qualification pour la Coupe du monde. Sa direction, saluée par de nombreux experts, a permis de forger une équipe cohérente et solidaire, capable de surmonter les défis d’un environnement difficile.
Un passé marqué par les ombres
L’histoire du football en Irak est souvent teintée de sombres souvenirs, notamment sous le régime de Saddam Hussein. Le fils de ce dernier, Oudaï, connu pour sa brutalité, a profondément impacté la culture footballistique du pays. Les joueurs témoignent encore des sévices qu’ils subissaient en cas de mécontentement, un passé que l’équipe cherche à dépasser.
Alors que l’Irak se prépare à affronter l’élite mondiale, beaucoup espèrent que cette participation au Mondial sera le début d’une nouvelle ère pour le football irakien.







