L'essentiel
La situation autour de l'affaire Epstein secoue la France. La France Insoumise (LFI) propose une commission d’enquête parlementaire pour éclaircir les réseaux impliqués. Cependant, pour Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, cette démarche pourrait menacer la séparation des pouvoirs.
La publication récente de millions de documents connexes à l'affaire Epstein par le ministère américain de la Justice a des répercussions jusqu'en France. Au cœur des discussions parlementaires, la création d'une enquête pour examiner les implications du réseau Epstein fait beaucoup parler.
Les partisans d'une investigation parlementaire
Cette initiative provient de La France Insoumise, qui a déposé une proposition de résolution début février. Portée par le député Antoine Léaument, cette proposition vise à discuter à l’Assemblée de la nécessité d'examiner de près la vérité derrière ces documents.
Affaire Epstein : nous voulons une commission d'enquête parlementaire.
— Antoine Léaument (@ALeaument) February 3, 2026
Avec ma collègue @Deputee_Obono et le groupe de la France Insoumise, nous déposons une proposition de résolution pour la créer.
Nous ferons notre possible pour qu'elle soit mise à l'ordre du jour. pic.twitter.com/0asQyMFZzT
Pour LFI, "l'affaire Epstein est complexe à appréhender dans son ensemble par nos concitoyens, la presse ou la justice. Ce n’est qu’en alliant nos efforts que nous pourrons faire éclater la vérité sur ce dossier terrible".
Cette commission d’enquête chercherait à "dévoiler la véritable nature des réseaux de Jeffrey Epstein, incluant la pédocriminalité, la prostitution, et les pressions politiques mystérieuses".
Philippe Ballard, député du Rassemblement National (RN), a également exprimé sur BFMTV que, si des pressions sur la vie politique se révélaient dans cette affaire, l'Assemblée devrait agir mais soulignant que cela nécessiterait une enquête approfondie.
Si des faits d’ingérence ou de pression sur la vie politique française étaient avérés dans l’affaire Jeffrey #Epstein, alors nous devrions agir. @BFMTV pic.twitter.com/BOZsjthp2R
— Philippe Ballard (@BallardPhilippe) February 12, 2026
La proposition de LFI comprend également l'objectif d'identifier les ressortissants français impliqués, afin de transmettre les informations nécessaires à la justice pour des poursuites potentielles.
Des responsables politiques, tels que Gabriel Attal, se sont prononcés en faveur d'une commission, précisant qu'ils ne s'opposeraient pas à son ouverture, tout en restant prudents sur le sujet, comme mentionné dans Le Figaro.
Les opposants à l’enquête parlementaire
Cependant, certains, comme Yaël Braun-Pivet, craignent que la création d'une telle commission ne porte atteinte à la séparation des pouvoirs. Elle a rappelé que l'enquête judiciaire doit primer et souligné sur X que les révélations autour de l'affaire Epstein sont terrifiantes et inacceptables.
Ce qui a été révélé dans l’affaire Epstein est terrible. Chacun connaît mes convictions sur la protection de l’enfance et la lutte contre les violences sexuelles. pic.twitter.com/STk5bdTzX7
— Yaël Braun-Pivet (@YaelBRAUNPIVET) February 11, 2026
Ce que dit la loi
Une commission d’enquête parlementaire, selon LCP, n’a pas d’autorité judiciaire, mais elle permet d’explorer des questions relatives à la gestion des services publics, à des comportements politiques, ainsi qu'à des problématiques sociétales en général.
Comment initier une commission d’enquête
Pour établir une commission d’enquête, le site de l'Assemblée nationale indique que la proposition de résolution doit être soumise à une commission permanente compétente, suivie d’un vote en séance publique.
A suivre.







