La réforme des retraites en France suscite de vives discussions, notamment concernant l’augmentation des pensions, surtout pour les retraités à faibles revenus. Le gouvernement annonce que, malgré le recul de l'âge légal de départ à 64 ans, les pensions devraient être rehaussées pour les assurés ayant des carrières complètes.
Une revalorisation pour une minorité de retraités
Selon les nouvelles dispositions, les retraités ayant cotisé l'intégralité de leur carrière verront leur pension portée à 85% du SMIC net, ce qui correspond actuellement à environ 1150 € brut. Sur 15,5 millions de retraités en France, un tiers perçoit une retraite inférieure à 1000 €, mais seule une fraction d'entre eux, représentant 12% des retraités, bénéficiera de cette revalorisation. En somme, parmi les 700 000 nouveaux retraités attendus, seulement 77 000 devraient en profiter.
Des effets limités pour les autres assurés
Pour ceux qui devront prolonger leur activité de deux ans, la situation est plus ambivalente. En effet, travailler plus longtemps signifie cotiser davantage, augmentant ainsi leur pension dans les régimes à points, comme c'est le cas pour l'Agirc-Arrco. Cependant, concernant la retraite de base, l’impact reste limité, car le calcul s’appuie sur les 25 meilleures années de revenu. Les chômeurs de fin de carrière continuent de valider des trimestres, ce qui pourrait engendrer des préoccupations financières si les indemnités chômage ne s’adaptent pas à la réforme.
Conséquences et implications de la réforme
Les résultats de cette réforme seront probablement disparates, en particulier pour les salarié.e.s qui n’atteindront pas le taux plein, et risquent d'entrer dans le dispositif du RSA en attendant l'âge de la retraite. Les discussions à venir sur les règles d'indemnisation au chômage seront cruciales pour garantir que tous les retraités puissent bénéficier d'un soutien adéquat.







