Les députés ont donné leur feu vert, mardi 13 janvier, à un projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Ce texte, qualifié de « très important pour la suite des opérations » par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, contient plusieurs dispositions amendant le cadre juridique habituel donnant lieu à des dérogations temporaires en matière d’urbanisme, de sécurité et de travail.
Composé d'une quarantaine d'articles, le projet de loi autorise des procédures simplifiées d’expropriation, évoque des mesures de vidéosurveillance algorithmique et aborde la question du logement et du travail dominical. Adopté au Sénat en juin 2025, le texte a été examiné et amendé par l’Assemblée nationale, et doit désormais faire l’objet d’un compromis entre les deux chambres lors d'une commission mixte paritaire prévue le 27 janvier, selon les annonces officielles.
Les enjeux du projet de loi
Ce vote est perçu comme une bouffée d’oxygène pour le projet des Alpes 2030, lequel a déjà fait l’objet de tensions locales et d’inquiétudes au sein du comité d’organisation. De nombreux critiques, y compris des membres du groupe écologique à l'Assemblée, ont exprimé leur mécontentement, dénonçant des « Jeux olympiques pharaoniques » dans une région déjà en proie aux effets du réchauffement climatique.
Marie Pochon, une des voix critiques, a ainsi déclaré : « Nous voilà à vouloir lancer, en mépris total du droit, des Jeux olympiques pharaoniques dans les Alpes parce que personne d'autre n'en voulait. » De leur côté, les membres du Parti socialiste ont largement soutenu le texte, mettant en avant l’adoption de plusieurs amendements renforçant la protection de l’environnement.
Une consultation publique controversée
Malgré les soutiens, la question de la légitimité et de la participation citoyenne demeure un sujet de préoccupation. Plusieurs collectifs citoyens se sont opposés à ce projet, arguant qu'il nécessite un redéploiement des fonds publics vers des besoins sociaux prioritaires.
La ministre des Sports a cependant insisté sur l'importance de la consultation du public par voie électronique, visant à « donner encore davantage de légitimité au projet ». Les discussions autour du projet des JO 2030 se poursuivront ainsi, combinant espoir et scepticisme au sein de l'opinion publique.







