Marie-France Cefis, actuellement maire de Valdoie et vice-présidente du Grand Belfort, a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat lors des élections municipales programmées pour mars prochain. Ce sera un match serré face à son prédécesseur, Michel Zumkeller, ancien député UDI et maire de 2008 à 2017.
Ce duel électoral suscite déjà un vif intérêt dans la région. Michel Zumkeller, qui a fait son retour sur la scène politique en novembre dernier, oppose sa vision à celle de son ancienne adjointe. En 2020, Marie-France Cefis avait remporté la mairie face à Corinne Coudereau, en raison de la loi sur le non-cumul des mandats.
Actuellement, la situation politique à Valdoie est particulièrement tendue, surtout en l'absence d'une liste à gauche. Marie-France Cefis met l'accent sur la gestion de l'endettement de la ville, qu'elle a inherited à son arrivée aux affaires. "Nous avons hérité d'une dette colossale de 1900€ par habitant sur 20 ans. Grâce à des efforts collectifs, nous avons réduit cette dette à 1036€ par habitant. Nous n'avions pas d'autre choix car la commune risquait de se retrouver sous tutelle", a-t-elle déclaré.
En réponse, Michel Zumkeller défend les investissements réalisés durant son mandat, soulignant que ces emprunts étaient nécessaires pour des projets d'envergure tels que la construction d'écoles et d'équipements publics. "Les emprunts permettent de construire pour l'avenir. Lorsque l'on construit une école, ce n'est pas pour quelques années, mais pour plusieurs décennies", a-t-il affirmé.
Dans ce nouveau mandat, la priorité de Marie-France Cefis sera le logement. "Il est crucial de maintenir la population sur notre territoire et d’attirer de nouveaux habitants. Nous avons plusieurs projets immobiliers qui devraient nous aider à réaliser cet objectif", précise-t-elle.
Pour sa part, Michel Zumkeller insiste sur le besoin de renforcer le lien social au sein de la commune. "Sous ma direction, il y avait plus de 4200 affiliés dans divers clubs alors que la population de Valdoie dépasse légèrement les 5000 habitants. La suppression de l’office municipal des sports et d’associations dauphines comme l’AVO est une erreur".
Avec des propositions divergeant considérablement, il ne reste plus qu'à attendre d'éventuelles nouvelles candidatures qui pourraient émerger d'ici mars. Cette élection promet d'être déterminante pour l'avenir de Valdoie, un enjeu qui ne manquera pas de susciter des débats passionnés.







