Le député de La France insoumise (LFI), Carlos Martens Bilongo, est en pleine tourmente après avoir établi un lien entre le « racisme » et ce qu'il qualifie de « pauvreté intellectuelle » des habitants du Nord. Dans une interview accordée à l’émission La Librairie africaine, Bilongo a déclaré : « Là où il y a une pauvreté intellectuelle, dans le nord de la France, les idées racistes sont en avant ». Ces propos, jugés infondés par de nombreux élus, ont été largement critiqués et ont provoqué une vague d'indignation, notamment chez des politiciens locaux comme Xavier Bertrand (LR) et Sébastien Chenu (RN).
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a réagi avec force en qualifiant les dires de Bilongo d'« insultes » et a martelé que de tels propos méritaient « du mépris de la part des habitants des Hauts-de-France ». Bertrand a ajouté : « C’est une stratégie assumée de La France insoumise, qui est celle de tous les extrêmes : diviser et opposer pour créer le chaos ».
De son côté, Sébastien Chenu a également exprimé son indignation. Il a fait remarquer que le Nord « n’a rien à envier au 93 et produit chaque année soignants, avocats, entrepreneurs », qualifiant le lien fait par Bilongo d’insupportable mépris. Les commentaires de Bilongo ont provoqué une levée de boucliers, non seulement pour leur caractère dégradant, mais aussi pour leur simplisme qui semble ignorer la complexité des réalités sociales et culturelles de la région.
Des experts en sociologie comme Jean-Claude Kaufmann affirment que de tels stéréotypes nuisent à la compréhension des enjeux réels liés à la pauvreté et au racisme. « La pauvreté intellectuelle n'est pas un phénomène lié à un territoire spécifique mais découle de problématiques socio-économiques plus larges », a-t-il souligné lors d'une discussion récente sur la question.
En résumé, cette affaire soulève une question plus profonde sur la responsabilité des élus dans le discours public et la manière dont ils abordent des sujets sensibles. La réaction virulente des élus du Nord témoigne d'une volonté de défendre l'identité et la dignité des populations locales face à des attaques jugées infondées et stigmatisantes. Il est crucial de poursuivre ce débat avec respect et nuance, tout en évitant les généralisations hâtives.







