À moins d'un an de la présidentielle, le Parti Socialiste (PS) reste sans candidat désigné pour l'Élysée en 2027. Cependant, lors d'un vote récent, les militants ont opté pour l'organisation d'une primaire fermée en octobre prochain. Cette décision pourrait bien donner un coup d'accélérateur à une candidature de Raphaël Glucksmann.
Après des semaines de débat interne, le leader de Place Publique semble avoir gagné du terrain. Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, avait tenté de promouvoir une primaire « unitaire » rassemblant divers mouvements de gauche, une idée rejetée par plus de 55 % des votants socialistes. Un cadre du PS évoque la nécessité de redonner le pouvoir aux militants face à une direction jugée soliste : "Les militants ont choisi de reprendre leur souveraineté face à la stratégie solitaire d'Olivier Faure. Ceci ouvre aussi la voie à une collaboration avec Place Publique…"
Une dynamique favorable pour Glucksmann
Chacun des candidats devra se féliciter de cette avancée. Glucksmann, espérant se positionner comme un candidat légitime, a exprimé son approbation : "La voie choisie par les militants socialistes est la bonne". De leur côté, des figures du mouvement comme Aurore Lalucq, co-présidente de Place Publique, ont confirmé l’importance de cette alliance. "Nous étions opposés à une primaire ouverte, mais pas à un processus de désignation militante", a-t-elle soutenu.
Un véritable test pour Glucksmann
Le contenu de cette pré-campagne représente un important "crash-test" pour Glucksmann, face à d'autres prétendants socialistes. D'anciens candidats potentiels tels que Ségolène Royal et Philippe Brun, parmi d'autres, pourraient également se lancer dans cette course. Romain Eskenazi, député du PS, souligne l'importance de cette dynamique : "Ce scrutin ouvre la voie à Glucksmann, mais il n'a pas encore gagné son bras de fer. Ce sera une véritable campagne et il aura l'occasion de tester sa candidature."
Une incertitude demeure
Raphaël Glucksmann est perçu comme le candidat le mieux placé parmi les socialistes hors-Mélenchon. Néanmoins, de nombreux membres du PS restent incertains quant à son potentiel électoral, notamment à la suite d'une performance jugée décevante lors d'un débat médiatique récent. "On ne peut pas dire qu’il y a d’effet Glucksmann dans les sondages", confie un cadre du PS, indiquant que cette campagne interne pourrait bien être décisive pour ses ambitions futures.







